Bravo à IPACS de proposer des versions Mac et Linux. Contrairement à la majorité des éditeurs de jeux qui a pris l’habitude de se gaver sur le dos des utilisateurs Windows, par mépris, par incompétence et/ou surtout par avidité. Un grand merci.

Introduction

Sur mobile, IPACS ne semble pas déterminé à tirer partie de l’énorme potentiel des puces Apple Silicon M1.

Leur volonté de rétro-compatibilité avec les mobiles de castes inférieures pénalise une évolution fracassante sur les appareils mobiles à la pomme croquée. C’est vraiment dommage !

Aujourd’hui, on a tout de même le ressentiment profond que sur l’iPad M1, Aerofly pourrait talonner la version desktop et ainsi porter un énorme coup de grâce à la concurrence.

Tout en relativisant, puisque sur mobile la dissipation thermique est passive, voire mauvaise sur un iPad blotti au creux d’une coque de protection.

Imaginez ce que ça donnerait à côté d’Infinite Flight qui n’est même pas capable de faire le moindre nuage.

En plus, avec iPadOS 16 sur un iPad M1/M2, il est possible d’allouer toute la mémoire (Virtual Memory Swapping, comme sur les Mac).

Alors, les cartes sont vraiment dans les mains d’IPACS…

Mais, une chose est sûre, si vous en voulez plus sur mobile sans attendre 2 voire 3 ans, vous n’avez pas d’autres choix que d’adopter la version desktop avec Aerofly FS 4… Et, l’essayé, c’est l’adopter !

Comment obtenir Aerofly FS 4 ?

Aerofly FS 4 est uniquement disponible sur Steam, « oh non pitié, pas cette daube ! », mais Aerofly est une application native Apple Silicon, « voilà du bon travail ! »

Steam est un magasin et un lanceur de jeux vidéos. Non optimisé Apple Silicon M1 par nullité, c’est une véritable abomination typique de l’ère Soviétique Windows.

En effet, c’est un des plus mauvais programmes jamais réalisés : rendez-vous compte, ce simple lanceur d’applications démarre des dizaines de fois moins rapidement que Aerofly sur mobile, ou que LumaFusion, un logiciel de montage vidéo 4K/HDR pour l’iPad. Ca la fout tellement mal que ça en est pathétique !

Mais, pas le choix, il faut installer cette verrue sur votre Mac.

Les tailles des différents téléchargement sur Steam sont complètement farfelues.

VolumeContenu

59,99 €
68,72 Go
Aerofly FS 4
Californie, Nevada, Utah, Arizona, Colorado, Washington State, Oregon, Floride, Massachusetts, Connecticut, Rhode Island, New York, New Jersey, Delaware, Maryland, Virginia, North Carolina.
A320-200, B737-500, B777-300ER, King Air C90Gtx, Learjet 45, Bombardier Dash8-Q400, Eurocopter EC135 helicopter, Robinson R22 helicopter, Cessna 172, Baron 58, F-15E, MB339, Bücker Jungmeister, P38 Lightning, F4U Corsair, Sopwith Camel, Pitts S-2B, ASG-29 glider, Swift S1 glider.
Gratuit
66,27 Go
USA Aerial Images
Ajout et affinage de certaines photos aériennes en haute résolution pour la région des États-Unis.
Gratuit
52,79 Go
Europe #1
25 pays, Europe #1 & #2 indissociables.
Gratuit
40,51 Go
Europe #2
25 pays, Europe #1 & #2 indissociables.
39,99 €
665,5 Mo
Aircrafts Add-On
Airbus A380, Boeing 787-10 Dreamliner, Boeing 747-400, Bombardier CRJ-900ER, Extra 330LX, F/A-18C Hornet, Junkers Ju-52/3m, Messerschmitt Bf 109, Sikorsky UH-60, Concorde.
Gratuit
1,3 Go
Steam
Application magasin de jeux, distribution, de mise à jour et de gestion des DLCs.
Le bundle Aerofly FS 4 + add-on Aircrafts permet d’économiser 20%

Une solide connexion internet est donc requise pour télécharger le simulateur, ainsi qu’une grande capacité disque. Mais, une fois téléchargé, tout est prêt sans dépendre de la moindre connexion.

Quel Mac ?

Aerofly FS 4 est optimisé pour les Mac Apple Silicon dès le modèle M1 de base.

Pour un budget modeste, choisissez le MacBook Air M2 (ou M1) avec 512 Go de stockage, et optez cependant pour l’option 16 Go de RAM. Mais attention, l’ordinateur va chauffer en été et il ralentira pour contenir la surchauffe. Et aux vues des options fortement suggérées, pourquoi ne pas vous laissez tenter par le MacBook Pro (la grille tarifaire d’Apple est bien faite, n’est-ce pas ?!).

Avec un budget plus confortable, donc, le MacBook Pro 14 pouces M2 Pro (ou supérieur) permet un fonctionnement tout simplement orgasmique. Cet ordinateur est fortement recommandé !

Il est conseiller de brancher l’ordinateur sur le secteur pour ne pas prématurément entamer le capital batterie de votre Mac (1000 cycles).

1 To de stockage ou plus lèvera toutes limites.

Les Macs sont assez onéreux, mais dans le domaine du haut de gamme personne ne l’a fait à Apple !

A prix premium égal, votre Mac est l’ordinateur le plus avancé du monde :

  • Ecran étalonné hyper ultra premium,
  • Design épuré,
  • Trackpad sans équivalence,
  • Une consommation très faible,
  • Puissance libérée du boulet Intel,
  • Audio de haute qualité très largement supérieure,
  • Autonomie absolument hors d’atteinte des concurrents,
  • Symbiose entre et avec les autres appareils,
  • Silence du ventilateur s’il y en a un, même lorsque le Mac est très lourdement et longuement sollicité,
  • Maîtrise du matériel, des composants, du système d’exploitation et des logiciels.
L’évolutivité des PC est un mythe savamment entretenu !

En particulier pour la gamme portable.

N’optez donc pas pour un PC moderne haut de gamme pour cette raison, vous le paierez le prix d’un Mac, vous ne le ferez jamais évoluer, à part peut-être le stockage mais à condition qu’il ne soit pas soudé, et qui dit pas soudé, dit pas rapide et donc faussement haut de gamme !

Dossier d’installation des jeux Steam

Dans Steam, le dossier d’installation par défaut est noyé dans les méandres du Mac.

Créez plutôt un dossier Steam dans votre dossier Applications utilisateur situé à la racine de votre dossier utilisateur (et oui, Steam a aucune jugeote).

Accéder au dossier Applications de l’utilisateur :

Finder > Aller > Aller au dossier…, saisir ~/Applications, puis entrée

Créer un nouveau dossier nommé Steam.

Lancer Steam pour configurer ce nouveau dossier comme dossier de téléchargement par défaut :

Steam > Préférences… > Téléchargements > DOSSIERS STEAM > + > 🤮 débrouillez-vous pour sélectionner /Users/Vous/Applications/Steam

Sélectionner cet espace de stockage comme espace par défaut :

Steam > Préférences… > Téléchargements > DOSSIERS STEAM > sélectionner l’espace correspondant à /Users/Vous/Applications/Steam > … > Définir par défaut

A l’achat, rien est intégré au Mac, vous allez devoir saisir votre carte bancaire comme au moyen-âge. Ca vous proposera de créer des raccourcis pour primates débiles sur le bureau et dans le menu démarrer de Windows alors que l’installation se passe sur un Mac !

Bref, bon courage avec Steam 🤮 !

En revanche, il faut accorder à Steam une excellente gestion des téléchargements lourds bien mieux que le Mac AppStore (pause, reprendre, fermer l’application la rouvrir, horaires, limitation de vitesse, redémarrer, etc.). Le débit s’adaptera pour ne pas vous gêner dans vos autres activités connectées. L’estimation du temps restant est assez fiable. La suppression d’un DLC ou le passage de BETA à standard réarrangera votre installation conformément à vos choix.

Une fois installé, lancer pour la première fois Aerofly depuis Steam, puis garder l’icône d’Aerofly dans le Dock pour enfin se débarrasser de Steam. En effet, Aerofly démarre très largement en moins de 2 secondes.

macOS Ventura

Apple a particulièrement serré la vis de la sécurité.

Alors après la mise à niveau vers macOS Ventura, Aerofly ne se lancera plus (message d’erreur).

Voici comment corriger ce problème :

Réglages Système > Confidentialité et sécurité > Sécurité : Aerofly FS 4 > Ouvrir quand même :

Steam n’aura plus les droits de modifier ou mettre à jour Aerofly.

Voici comment autoriser les mises à jour :

Réglages Système > Confidentialité et sécurité > Confidentialité : Gestion des apps > (ajouter et) autoriser Steam :

Mises à jour & DLCs

Pas le choix, il faudra ouvrir Steam pour appliquer les mises à jour. Et là c’est le flou le plus artistique :

Impossible de savoir quelle version exacte est actuellement installée, pas d’historique des mises à jours appliquées, pas de bouton pour rechercher les mises à jour disponibles, pas de bouton de mise à jour manuelle.

Les mises à jours sont différentielles, et peuvent donc être potentiellement très rapides.

Le seul moyen de s’en dépatouiller est de trouver la date de la dernière mise à jour pour une application donnée en farfouillant ici :

Steam > Bibliothèque > clic secondaire sur Aerofly > Propriétés > Mises à jour

Bref, encore une fois, bon courage avec Steam 🤮 !

Les DLCs seront considérés comme des mises à jour.

Les DLCs font donc intrinsèquement partie d’Aerofly.

De ce fait, vous aurez l’impression qu’Aerofly est re-téléchargé, mais en fait, il s’agit bien du téléchargement d’un DLC en tant que mise à jour, en tant que partie manquante d’Aerofly.

En plus, une mise à jour peut-être annoncée sur Steam et ne pas s’appliquer dans votre cas car vous n’avez pas le DLC concerné, ou elle ne concerne pas le Mac !

Désolé d’insister, mais, bon courage avec Steam 🤮 !

Time Machine

En raison de l’énorme quantité de données que représente Aerofly, il se peut que vous ne souhaitez pas l’inclure dans votre sauvegarde Time Machine.

En effet, en cas de problème, il est possible de tout télécharger à nouveau à titre de restauration. En plus, vos réglages, étant enregistrés dans votre bibliothèque, seront sauvegardés normalement.

Dans ce cas, il faut exclure l’élément ~/Applications/Steam des sauvegardes :

Préférences Système > Time Machine > Déverrouiller le cadenas autorisant les modifications > Options… > + > Sélectionner Vous/Applications/Steam

Sachez que les sauvegardes Time Machine sont différentielles, c’est à dire qu’une fois les grandes quantités de données des régions sauvegardées, il ne restera plus que les modifications au fil du temps. Ce qui représente des quantités largement moindre à ajouter au disque de sauvegarde.

Il est conseiller d’effectuer une sauvegarde avant une mise à jour Steam, cela vous permettra de revenir en arrière si Steam flingue votre installation.

Quelle manette ?

Avec la version de bureau, il est plutôt conseillé d’acquérir une manette de jeu à minima. Le contrôleur PlayStation DualSense s’avère être un choix judicieux car son support est nativement intégré aux appareils Apple. Il y a aussi les manettes Xbox et d’autres compatibles.

Aerofly permet de tester les commandes de la manette et surtout d’associer telle ou telle commande à telle ou telle action.

Malheureusement le touchpad de la manette ne peut pas être utilisé même en s’offrant l’application DualSenseM. Le clic du touchpad et les boutons sur les joysticks ne peuvent pas non plus être assignés.

Dommage, le contrôle des gaz aurait pu être attribué à un glisser sur le touchpad de la DualSense et l’autopilote sur le joystick.

Voici comment paramétrer la manette une fois celle-ci appairée au Mac :

Préférences Système > Bluetooth > DualSense Wireless Controller > Options :

Pour éteindre la manette : maintenir 10 secondes les boutons PlayStation et Partager (bouton en haut à gauche du touchpad).

Pour la mettre en route : appuyer sur le bouton PlayStation.

Sidestick & Commande des gaz

Bien que cette page soit consacrée à l’utilisation d’Aerofly avec une manette PlayStation, voici une aparté sur les périphériques Thrustmaster Airbus Edition :

https://www.thrustmaster.com/fr-fr/products/tca-captain-pack-x-airbus-edition/

Il faut savoir que les périphériques Thrustmaster Airbus Edition sont 100% fonctionnels avec la version Mac d’Aerofly, bien qu’ils soient uniquement vendus en tant qu’accessoires PC !

Quand on dit que les développeurs d’IPACS savent vraiment programmer, et que les équipes chouchoutent et considèrent leurs utilisateurs. C’est profondément appréciable !

En utilisant les équipements Thrustmaster Airbus Edition, on perd complètement la mobilité du MacBook Pro. Mais, avec ce type d’accessoires, on gagne en maniabilité, en précision et en pseudo-réalisme.

Thrustmaster vente sa technologie basée sur l’effet Hall comme apportant une précision supérieure, bla bla bla. Ok, ce n’est pas faux, mais dès l’instant que le joystick est de taille réelle, il est naturellement plus aisé d’appliquer des mouvements fins, car il y a une grande amplitude par rapport au joystick d’une manette PlayStation !

Pensez à calibrer ce périphérique (procédure Thrusmaster).

Proposition de configuration des périphériques Thrusmaster pour un contrôle simple et efficace de l’A320 dans Aerofly. En plus des touches clavier proposées ci-après et sans rien attribuer au Steering Wheel.

Le contrôle de l’auto brake est de type A380, il faudra l’adapter à l’A320 ou l’ignorer et attribuer (ou pas) 3 autres boutons à LO, MED et MAX.

Il faudra aussi attribuer un bouton pour armer les SPOILERS, car la manette SPEED BRAKE n’inclut pas la possibilité de le faire.

Sur Aerofly Mac, les périphériques Thrustmaster sont Plug & Play et prêts à l’emploi Out Of Box. Mais…

Le Plug & Play c’est génial, mais c’est très risqué.

En effet, le produit TCA Quadrant Airbus n’est pas si précis qu’escompté. Les 2 manettes sont légèrement décalées, asymétriques, etc., et rien ne dit qu’une mise à jour du matériel ne changera pas des valeurs internes qui ne seraient plus en phase avec les préréglages.

Il est donc absolument nécessaire qu’IPACS intègre le calage indépendant des différentes positions des 2 manettes des gaz (IDLE, CL, FLEX, TOGA).

D’ailleurs pour être sincère, ça se joue vraiment à peu de chose de ne pas pouvoir maintenir la position CLIMB et donc l’A/THR !

Astuce :
Dans Aerofly, au moment de la phase 1 du calibrage, déplacer les leviers des FLAPS et SPEED BRAKE dans toute leur amplitude, mais pour les manettes des gaz n’allez pas plus loin que entre FLEX et TOGA à partir de IDLE.
Puis, dans la phase 2 du calibrage, centrez FLAPS sur 2 et SPEED BRAKE sur 1/2 et THROTTLE sur CLIMB (cette phase ne semble avoir en fait aucun effet).
Cette méthode permet d’accrocher pleinement la détente CL, mais en contre partie rend plus délicate l’enclenchement du cran FLEX. Cependant, c’est un moindre mal que de perdre l’A/THR en vol !

Parfois, il sera même nécessaire de solidariser les 2 throttles avec la barre fournie et d’attribuer la manette la plus fiable à la commande des gaz !


Pour mettre à jour vos équipements Thrustmaster, un PC sous Windows est requis.

L’application Windows Thrustmaster T.A.R.G.E.T. est une belle grosse merde et heureusement inutile pour notre A320.

Fin de l’aparté.

Assignation des commandes de vol

Le contrôle de la manette des gaz est un problème. En effet, l’utilisation du paramètre général Throttle pour associer des boutons du contrôleur ne permet pas d’accrocher les crans de la manette des gaz. Il sera donc impossible d’activer l’auto-thrust en plaçant la manette des gaz sur CL après le décollage !

Pour contourner ce défaut, il faut en fait assigner un bouton pour augmenter les gaz, le même sur les 2 manettes des moteurs 1 & 2 dans Twin Jet Throttle 1 & 2. Et faire pareil avec un autre bouton pour diminuer les gaz. La double affectation d’une touche pour faire 2 actions (Throttle 1 & 2) affiche un warning qu’il faut l’ignorer. Cette méthode permet même en quelque sortes de ressentir le magnétisme de chaque cran (CL, FLX, TOGA).

Mais, en maintenant appuyé le bouton down des gaz, cela ne permet pas d’inverser la poussée comme avec le paramétrage basique sur Throttle. Il faut donc attribuer de la même manière un autre bouton pour les 2 Twin Jet Reverse 1 & 2.

Carte des assignations de touches

Comme rien est attribué à la commande basique Throttle, le curseur des gaz à gauche de l’écran s’affiche comme sur l’iPad. Très efficace sur l’iPad, il est « disgracieux » sur le Mac. Pour le faire disparaître, il faut leurrer Aerofly en attribuant des touches caduques à Throttle (par exemple : < et >).

Les gâchettes gauche et droite fonctionnent comme le palonnier pour agir sur la gouverne ou sur le freinage en usage simultané. Le freinage annule bien l’auto-brake.

Les spoilers sont configurés pour être sortis ou armés. Pas de touche pour les rentrer, car la touche d’armement permet de les rentrer instantanément en plus de les armer ou désarmer.

Le joystick de gauche sert à jeter un coup œil uniquement en tournant la tête à gauche ou à droite. Le haut et bas ne sont pas configurés pour des questions de stabilité du regard, mais c’est possible de les assigner.

Celui de droite contrôle les ailerons (+steering wheel) et l’élévateur.

Interface

La version Mac d’Aerofly est vraiment excellente, cependant l’héritage PC Windows saccage l’expérience utilisateur, ça en est même rétrograde par rapport à l’iPad.

Le Trackpad des Mac n’est pas du tout mis à profits, par exemples : impossible de déplacer la vue en glissant 2 doigts comme vous faites dans vos autres applications Mac. Impossible non plus de pincer/écarter 2 doigts pour contrôler le zoom.

L’utilisateur va devoir prendre des habitudes Windowsiennes fortement handicapantes. Une sorte de mode boulet pour neuneus débiles : comme le défilement haut/bas pour zoomer 😲, ou le clic & drag pour déplacer la vue 😱. Idem avec le contrôle des différents boutons du cockpit. Le pire étant les boutons rotatifs qui auraient pu être contrôlés avec une rotation à 2 doigts sur le Trackpad au lieu du terriblement naze défiler haut/bas.

Le look du pointeur de souris finit par nous achever en nous imposant le look Windows, même la reine d’Angleterre n’a pas fait subir ça à la mode (Elisabeth II fut une personne extraordinaire ❤️).

IPACS ne prend pas en charge les écrans Display P3/HDR des Mac. C’est dommage, ça aurait pu donner des effets éclatants sur les brillances et les éblouissements.

C’est vraiment dommage d’aussi bien maîtriser l’interface de l’iPad et de bêtement translater l’esprit de l’interface de Windows dans le Mac.

Sur le MacBook Pro 14 pouces avec puce M1 Pro, Aerofly démarre en 1 seconde ½ et lance la session de vol tout aussi vite. Il faut dire que le savoir-faire hors du commun d’IPACS couplé au SSD hyper ultra foudroyant (7 Go/s) de ce Mac rendent Aerofly aussi disponible qu’un simple logiciel d’aperçu d’images ou de PDFs.

Configuration de l’application

Les mouvements de l’avion étant amortis, souples et gracieux, nous avons choisi de limiter le nombre de frames à 60 fps bien que le MacBook Pro 14 pouces M1 Pro soit capable d’atteindre un taux de rafraîchissement de 120 Hz.

Franchement, la course au nombre de frames n’a pas de sens ici, 60 fps c’est largement suffisant.

Le Mac en est moins chaud et ventile raisonnablement en été mais uniquement en approche de zones denses en bâtiments et en arbres. Voire ne ventile pas, ou pratiquement pas, dans ces mêmes conditions en hiver.

Dans Aerofly, fn + ⌘ + F1 permet d’afficher des informations techniques comme le nombre de frames.

Il est aussi possible d’afficher le HUD Metal/Metal 3 (sous macOS Ventura) :

Le HUD se superpose en haut à droite quand Aerofly est actif et ne peut pas être déplacé

Il est nécessaire de passer par le Terminal et s’adresse donc à des utilisateurs avancés :

Ouvrir Terminal.

Pour activer le HUD Metal, saisir la commande :

/bin/launchctl setenv MTL_HUD_ENABLED 1

Pour désactiver le HUD Metal, saisir la commande :

/bin/launchctl setenv MTL_HUD_ENABLED 0

Descriptions :

  • Nom de la puce, définition du jeu, rendu de l’image et fréquence.
  • FPS Nombre d’images par seconde avec les valeurs minimales et maximales.
  • Pre Temps de calcul en millisecondes pour chaque image, avec les valeurs minimales et maximales à droite.
  • GPU Le temps de calcul en millisecondes pour chaque image uniquement sur le GPU. Si la valeur s’approche de Pre, vous en demandez probablement trop au GPU.
  • Mem La mémoire utilisée : sur un Mac Apple Silicon, il n’y a pas réellement de limite, mais sur un Mac Intel, la valeur doit rester sous la quantité de mémoire de votre carte graphique.
  • Graphique Tant que la courbe verte est en dessous de la bleue, tout va bien.

Les bâtiments et arbres sont configurés sur Ultra pour en avoir plein les yeux à perte de vue. Les ombres sont réglées sur Insane pour un rendu maximum.

Les autres réglages graphiques sont ajustés sur High, car de prêt quoiqu’il arrive vous ne verrez jamais un brin d’herbe.

Depuis YouTube, il y a un chapitre pour chaque page de réglages

Dédier une touche pour mettre le son sur sourdine n’a aucun sens sur un Mac puisqu’il y a déjà une touche pour ça sur le clavier.

L’Auto trim est sur ON, comme c’est le cas sur Airbus.

Pour plus de facilité, mais c’est facultatif, Auto landing lights est sur ON, ainsi que Auto cockpit, Auto warning et pourquoi pas Auto gear aussi. Ce qui nous offre un co-pilote virtuel qui gère bien l’éclairage maintenant et l’altitude de transition (pas le cas avec version mobile de janvier 2022).

Traffic est sur OFF car il est basé sur des vents d’ouest seulement, il est fantôme et il n’apparaît pas sur le TCAS !

Enregistrer l’écran avec le son

La seule solution pour enregistrer l’écran avec le son, sans aucune installation supplémentaire, est de tout simplement paramétrer le bouton Partager (bouton en haut à gauche du touchpad) :

Préférences Système > Bluetooth > DualSense Wireless Controller > Options

De ce fait, dans Aerofly, une double pression sur Partager lance ou arrête l’enregistrement de l’écran avec le son. Il n’y a pas de témoin d’enregistrement.

Le fichier vidéo est placé sur le bureau au format FULL HD (définition plus faible que celle du Mac).

Il se peut que l’enregistrement de vidéos sur le bureau ne vous convienne pas pour diverses raisons (fouillis, synchronisation iCloud Drive trop lourde, etc.). Dans ce cas, il faudra créer à l’aide d’Automator une Action sur le dossier attribuée au dossier Bureau.

Automator est intégré aux Mac depuis des années. Il permet de créer des notamment automatismes en fonction d’évèments (comme le dépôt d’un fichier dans dossier spécifique). L’idée ici est donc de créer une routine qui intercepte les fichiers vidéos des enregistrements d’écran d’Aerofly déposés sur le Bureau et les déplace dans Téléchargements (ou autre dossier local au choix).

Automator > Nouveau document > Action sur le dossier :

Puis, nommer le script et l’enregistrer.

Automator a l’air austère au premier abord, tout comme Raccourcis, mais les éléments sont classés par thème dans la bibliothèque qui dispose un moteur de recherche efficace. Les éléments se glissent dans la zone de travail pour former des étapes du script. Dans notre cas 2 étapes.

La première action filtre les fichiers vidéos dont le nom commence par Aerofly FS 4, et la seconde les déplace dans le dossier Téléchargements. C’est automatique, les Mac c’est magique !

Le déplacement vers le dossier Téléchargements coupe l’éventuelle synchronisation iCloud qui aurait pu commencer depuis le Bureau. C’est ce qu’on souhaite d’ailleurs, en plus d’un bureau dégagé.

Le script est adaptable, par exemple si vous souhaitez déplacer les vidéos dans un autre dossier local, au lieu de Téléchargements, comme ~/Vidéos/Aerofly.

Capture d’écran Aerofly

Dans Aerofly vous pouvez assigner une touche, par exemple ⇧S, pour effectuer une capture d’écran sans les overlays.

Les images au format bitmap (tellement arriéré) vont se loger dans le dossier /Utilisateurs/Vous/Bibliothèque/Application Support/Aerofly FS 4/screenshots.

Voici une action de dossier à créer avec Automator et à appliquer au dossier screenshots pour les rapatrier dans votre dossier Téléchargements au format JPEG.

Automator > Nouveau document > Action sur le dossier :

Puis, renommer le script et l’enregistrer.

Capto

C’est un logiciel disponible sur le Mac App Store ou sur le site de l’éditeur qui permet d’enregistrer l’écran.

C’est une solution payante, mais très élégante. Elle permet d’enregistrer l’écran dans son format Retina (3K+) et de maîtriser le nombre d’images.

Pilotage

L’A320 qui officie dans la version de bureau est le même que celui sur de la version mobile (à une mise à jour près, IPACS développe l’un, puis applique à l’autre).

Les tutoriels pour iOS de ce site sont donc valables pour Aerofly FS 4.

Bon vol…